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Au sujet d’un certain Rodolphe Crevelle...

le 10 décembre 2013, par Jean-Paul Gautier
Rodolphe Crevelle au côté de Jean-Gille Malliarakis à la "manifestation Jeanne d'Arc", le 12 mai 1985

Vieux routier de l’extrême droite -ex Action française dont il était en 1983 un des responsables des « Vendéens volontaires » d’Aspect de la France, il quitte l’AF pour monter un groupe légitimiste « La garde blanche » et le mensuel « Ultra » (N° 0, juillet 1983). Crevelle se définit à l’époque « ni de droite, ni de gauche mais d’extrême France. C’est le sens de notre combat, celui de Ultra et de la Garde blanche ».

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Il a été un des dirigeants du Mouvement nationaliste révolutionnaire d’inspiration solidariste dirigé par Jean-Gille Malliarakis.

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Dans les années 90, il dirige le groupe « Francité » qui a pour but la reconquête d’Andorre, du Val d’Aoste. Il est jugé à plusieurs reprises pour « incitation à la haine raciale » à la suite d’articles publiés dans Sud-journal dont il est le rédacteur.

Il s’affiche avec Richard Roudier et la Ligue du Midi (groupuscule identitaire) et participe à l’université de la Ligue du Midi en septembre 2013. Il est aussi proche de l’ex 3° Voie de Serge Ayoub.

En 2010, il lance un journal et un mouvement se disant « anarcho-royaliste », Le Lys noir et dirige la revue Arsenal qui évoquent un projet de putsch militaire pendant les manifestations contre le « mariage pour tous ». Il publie la revue Action française universitaire -qui n’a rien à voir avec l’Action française- appelant à « tuer tous les gauchistes » ainsi qu’une longue liste de menaces. A son tour, en septembre 2013, le Lys noir s’interroge : « Faut-il tuer tous les gauchistes ? ». A la suite de l’agression d’une militante de l’Unef, le syndicat étudiant a déposé plainte.

Aux législatives de 2012 dans l’Hérault, Crevelle a été candidat sur une liste « anti-radars ».

Après le suicide de Dominique Venner, le Lys noir a annoncé son auto dissolution et sa plongée dans « la clandestinité » sous l’étiquette du « Mouvement du 6 mai » en appelant « au coup d’État salutaire ».

J-P Gautier, Historien