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Bretagne : Unité contre les fichiers fachos

le 29 mars 2016, par Kevin (NPA Rennes)

Au mois de décembre 2015 paraissait sur un site d’extrême droite breton une « note de renseignement » recensant une vingtaine de militantEs rennais (40 sur toute la Bretagne) en lien avec des associations de soutien aux migrantEs...

Cette note est accompagnée d’un édito qui appelle à « repérer, identifier, détruire […] les derniers lépreux du gauchisme », vise aussi à ficher « des éléments marxistes et apparentés en faveur de l’afro-islamisation de la Bretagne », et se définit comme « une première liste des activistes les plus engagés à Rennes ». Cette note comporte des photos, des éléments biographiques, pour certainEs assez précis.

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Conférence de presse unitaire des militants « fichés » par le site d’extrême droite et désignés comme « des activistes engagés en faveur de l’afro-islamisation de la Bretagne » (sic).

Nous nous sommes regroupés pour porter plainte collectivement contre le site et son éditeur pour injure, provocation à la commission de crimes et délits et traitement illicite de données nominatives. Mais au- delà de la plainte, c’est la réponse unitaire et politique qui permettra de mettre à jour ces pratiques des identitaires qui se multiplient en Bretagne comme partout en France.

L’extrême droite dans la rue

Ces pratiques ne sont pas des phénomènes isolés que nous devons prendre à la légère. Elles s’inscrivent dans un climat nauséabond de montée de l’extrême droite : en Bretagne, les identitaires sont sortis ces derniers mois dans la rue à Pontivy, Quimper, Saint-Brieuc, parce qu’ils sentent que le climat leur est favorable. La montée électorale du FN, la diffusion de ses idées dans la société, la mise en œuvre de leur programme par le gouvernement PS (déchéance de nationalité, chasse aux migrantEs...) sont autant de signaux envoyés aux identitaires pour qu’ils pavoisent tranquillement dans les rues.

Face à ces menaces et ces agissements, notre réponse doit être à la hauteur : si nous devons défendre le plus unitairement possible les libertés démocratiques et dénoncer ces pratiques, c’est surtout en continuant à se battre aux côtés des migrantEs, en réaffirmant nos solidarités internationalistes, en continuant à réclamer l’ouverture des frontières, en dénonçant systématiquement toutes les politiques liberticides mises en place par le gouvernement, que nous combattrons efficacement l’extrême droite et ses idées.