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Le danger fasciste en France (1ère partie) : de quoi le FN est-il le nom ?

le 19 décembre 2015, par Ugo Palheta

Les élections régionales ont vu la confirmation de la percée réalisée par le Front national depuis les présidentielles de 2012 : malgré sa défaite au 2nd tour, le FN a presque triplé son nombre de voix obtenu au 1er tour, par rapport aux élections régionales de 2010, mais il est parvenu en outre à accroître le nombre de ses électeurs entre les deux tours, réalisant des scores qui n’ont plus rien à voir avec celui obtenu par Jean-Marie Le Pen au 2nd tour de l’élection présidentielle de 2002.

On aurait donc tort de se réjouir d’un prétendu « sursaut démocratique », en particulier parce que l’UMP/LR comme le PS n’ont pas cessé ces derniers mois, en prétendant riposter aux succès du FN, de lui emprunter ses « idées », préparant ainsi le terrain pour une nouvelle accélération de la dynamique fasciste. Parmi ceux et celles qui demeurent attaché•e•s aux idéaux d’égalité et de justice sociale, l’attitude face à cette (résistible) ascension du FN semble osciller entre, d’un côté, la difficulté, sinon le refus, de prendre la mesure du péril auquel nous faisons face et, de l’autre, un pessimisme désabusé pour lequel la messe – une future victoire du FN – serait déjà dite.

Ugo Palheta se propose ici, dans un article publié en deux parties, de contribuer à sortir de cette torpeur intellectuelle et politique en interrogeant tout d’abord le type de danger que représente le FN, puis – dans une seconde partie – en tentant de formuler quelques pistes stratégiques pour la lutte contre l’extrême droite.

Article à lire sur le site de Contretemps.