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Lyon - Nouvelle manifestation contre les agressions fascistes

le 28 février 2014, par CorrespondantE localE

Samedi 22 février, dans les rues de Lyon, près de 1 000 personnes ont participé à une nouvelle manifestation contre l’extrême droite. La semaine précédente, deux jeunes « lookés » libertaires recevaient des coups de couteau par une bande de nervis dans le Vieux Lyon, là où se trouve le local des Identitaires et où ont eu lieu de trop nombreuses agressions…

Les violences ne cessent plus depuis maintenant plusieurs années. Deux jours avant la manifestation, un militant de l’Unef était encore agressé à Lyon 3 par le GUD alors qu’il tractait pour les élections étudiantes.
En dehors du collectif de vigilance contre l’extrême droite, les libertaires ont lancé un appel à la mobilisation. Le PS, les Verts et le PCF (pourtant présent dans le cortège) ont refusé de signer un texte qui dénonçait « les propos et les politiques racistes de l’État qui entretiennent un climat nauséabond ». Plus problématique, le réseau associatif, notamment le réseau des MJC de l’agglomération, n’a pas non plus appelé à participer.

Pour un antifascisme unitaire et populaire

Organisée en moins d’une semaine, la manifestation a regroupé essentiellement le milieu militant. Sur le parcours, le cortège a exprimé sa solidarité avec les salariéEs de la libraire Chapitre en lutte contre les licenciements. Tout au long, la présence policière s’est faite massive et quelque peu provocatrice.
On peut se demander pourquoi les pouvoirs publics restent muets et n’ont toujours pris aucune décision, par exemple pour faire fermer la Traboule, le local des identitaires. Faudra-t-il un mort pour que le maire de Lyon, Gérard Collomb, et la préfecture réagissent vraiment ? La lutte juridique est un point d’appui, tout est bon à prendre contre l’extrême droite. La construction d’un mouvement antifasciste unitaire et populaire pour s’opposer au quotidien à la présence de l’extrême droite est un enjeu pour les anticapitalistes. Dans nos quartiers, nos universités ou nos lieux de travail : fachos hors de nos vies !