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Rennes : Reprendre l’offensive !

le 17 juin 2011

Mercredi 8 juin nous étions plus de 300 à manifester à Rennes pour dénoncer les groupes d’extrême droite, leurs méthodes violentes et la progression de leur idées haineuses et réactionnaires dans la société et particulièrement dans le paysage politique. L’ambiance était combative et le public varié (des organisations politiques : NPA, Alternative libertaire, la Fédération anarchiste, les JC et les jeunes Verts, et syndicales comme la CNT, le SLB, Solidaires, la FSU, un bloc féministe et LGBT et surtout de nombreux individuEs). La lecture de deux textes a permis de replacer cet événement dans un contexte global de violence des groupuscules fascisants (à l’échelle française mais aussi internationale), de faire le lien avec la politique raciste du gouvernement qui tend à rompre l’isolement de l’extrême droite et à la banaliser. Surtout, nous avons rappelé que, derrière des propos en apparence rebelles et antisystème, l’extrême droite, en divisant la classe ouvrière en fonction de ses croyances, ses origines, son genre, est un fidèle serviteur du système capitaliste en place.
Cette initiative faisait suite aux événements qui s’étaient déroulé le samedi 21 mai lorsque Égalité & Réconciliation (groupe d’Alain Soral) organisait via l’association Parousia une lecture publique par Laurent James dans un bar de Rennes.

À l’appel du Collectif antifasciste rennais, quelques dizaines de militants s’étaient rassemblés pour s’opposer à cette initiative et informer les passants par voie de tracts.
Au bout d’une heure de discussion animée, les militants d’É&R et les personnes présentes dans le bar avaient violemment attaqué les militantEs antifascistes, armés de bombes lacrymogènes, de matraques et de flashballs, tout en proférant des propos homophobes et des menaces de mort. Alors que nous étions en train de nous replier vers le centre-ville, l’un d’eux a volontairement percuté l’un d’entre nous avec une voiture. Par chance, il n’y a eu que deux blessés légers (une personne touchée au dos par un tir de flashball et la personne renversée qui souffre d’une entorse au genou).

Des plaintes ont été déposées. Mais pour le collectif antifasciste, la riposte ne devait pas se cantonner au plan judiciaire. Nous avons immédiatement invité toutes les organisations progressistes rennaises à une réunion qui a débouché sur la manifestation du 8 juin. La réussite de cette manifestation est encourageante, mais le combat loin d’être gagné. Un travail de fond est à mener pour déconstruire le discours de la bête immonde et la débusquer où qu’elle soit.

Correspondant