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[Café-débat] Politiques libérales, extrême droite, grand patronat : les liaisons dangereuses

le 29 juin 2017, par Otzi Ian

Le NPA Paris 17-18 organise un café débat le jeudi 29 juin à 19h30 au bar La Terrasse, situé 73 rue Marcadet, Paris 18, avec Vanina Giudicelli, membre du NPA, et l’historienne Mathilde Larrère sur le thème "Politiques libérales, extrême droite, grand patronat : les liaisons dangereuses".

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Depuis maintenant plus de 40 ans, les idées d’extrême droite se di !usent en France et se traduisent, dans la vie politique, par la percée du Front national qui progresse tant en nombre de voix et d’élu.e.s qu’en imposant ses thématiques à l’ensemble de l’échiquier politique.
Un front national de plus en plus fort

Le Front national a atteint 7,6 millions de voix au premier tour des élections présidentielles et 10,8 millions au second tour en 2017 alors qu’il obtenait 4,4 millions de voix au premier tour des présidentielles de 1988. Entre 2012 et 2015, le nombre d’élu.e.s du Front national a été multiplié par 11 passant de 180 à près de 2000.
Les idées racistes, nationalistes et sécuritaires d’extrême droite infusent l’ensemble du spectre politique

La proposition faite par l’ex-président François Hollande d’inscrire la déchéance de nationalité pour les bi-nationaux dans la Constitution pour les auteurs d’actes de terrorisme alors même que son parti, le PS, s’y était jusque là opposé, est emblématique.
La permanence de l’état d’urgence, la chasse aux migrants, le faible accueil fait aux réfugiés ou encore les récents coups de communication racistes sur le burkini ou, dans le quartier La Chapelle-Pajol, sur les zones prétendument interdites aux femmes, sont autant de signes de la percée des idées d’extrême-droite dans les politiques menées.
L’extrême droite, un des visages du capitalisme

Mais elles sont aussi le signe d’un système économique à bout de souffle, poussé dans ses dernières contradictions par les politiques ultra-libérales, qui ne trouve pas d’autres réponses à apporter à la colère légitime du peuple qu’une réponse autoritaire avec l’utilisation de plus en plus fréquente
d’outils institutionnels anti-démocratiques (49.3, décrets), l’état d’urgence et ses dispositifs liberticides, la répression violente organisée par les gouvernements successifs contre les manifestants dans les quartiers populaires comme dans les cortèges syndicaux ou les manifestations écologistes, et une réponse identitaire avec les offensives xénophobes sous couvert de préservation culturelle ou d’anti-sexisme.
L’expérience du XXème siècle devrait nous ouvrir les yeux. En période de grand instabilité économique et politique, les rapports de force peuvent se modifier très rapidement. Une démocratie bourgeoise autoritaire peut être remplacée plus facilement qu’on ne l’imagine, par un régime d’extrême droite.
Dès lors, que peut-on attendre de la présidence Macron, soutenu par toutes les puissances économiques dont le seul but est de poursuivre sur la même voie, nous promettant encore plus de précarité, plus de pauvreté, plus d’inégalités ?
Pourquoi et comment, dans un tel contexte, continuer notre combat contre les idées d’extrême-droite ?
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