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[Poitiers] Manifestation contre le racisme et les violences de l’extrême droite

le 18 décembre 2021

Ci-dessous, nous publions l’article du NPA Poitiers appelant à la manifestation antifasciste du samedi 18 décembre, puis l’appel unitaire à cette même manifestation.

Samedi 18 décembre, toutes et tous mobiliséEs à Poitiers Contre le racisme et pour les solidarités ! Contre Zemmour, Le Pen et l’extrême-droite !

Le samedi 18 décembre est la journée internationale des migrants.

Le collectif D’ailleurs Nous Sommes d’Ici rassemblant de nombreuses organisations associatives, syndicales et politique appelle à se rassembler à 15h devant la mairie de Poitiers dans le cadre d’une journée d’action nationale. Ce sera l’occasion de dénoncer la politique de la France et de l’Union Européenne. Une politique d’exclusion, raciste, faisant vivre un calvaire à des centaines de milliers d’individus fuyant les bombes, les dictatures, la crise climatique.

Le même jour à 14h ou 14h30 (selon les infos…), toujours devant la mairie, une autre mobilisation est organisée contre l’extrême-droite. Elle fait suite aux provocations de militants de Zemmour ayant tagué la Fac de Lettres et Langues de Poitiers cette semaine.

Le NPA participera à ces deux mobilisations et pense qu’il aurait été plus judicieux de construire une seule action unitaire rassemblant le plus largement possible contre le racisme et l’extrême-droite, pour faire vivre les solidarités. Toutefois, dans la continuité du rassemblement de 14h30, il est possible et souhaitable que la jonction se fasse.

L’extrême-droite aujourd’hui en plus d’imposer ses thèmes dans le débat public (et surtout médiatique), emmène toute une partie de la classe politique à courir derrière elle. La surenchère raciste entre le ministre Darmanin, les candidatEs à la primaire des Républicains, Le Pen et bien sûr Zemmour ne cesse de monter. Derrière, ce sont des vies mises en danger face à la déferlante raciste, sexiste, homophobe. Outre la politique du gouvernement, des milices d’extrême-droite se sentent pousser des ailes et n’hésitent plus à provoquer et à agresser.

De notre côté nous pensons qu’il faut réussir à lier riposte unitaire rassemblant toutes celles et ceux qui refusent que les fascistes imposent leurs thèmes et leurs violences, en manifestant, en étant solidaires entre nous, en organisant des temps antifascistes. Mais il faut aussi une gauche qui impose ses propres thématiques sociales.

Le NPA rappelle par exemple quelques propositions défendues par Philippe Poutou permettant de prendre le contre-pied de l’extrême-droite.

  • Nous sommes pour la régularisation de tous les sans-papiers afin qu’iels puissent être logéEs, qu’iels puissent travailler, vivre normalement.

  • Nous sommes pour l’ouverture des frontières, la liberté de circulation et d’installation. Nous considérons que chaque personne sur Terre doit pouvoir se rendre et vivre où elle le souhaite.

  • Nous revendiquons des moyens pour lutter contre les violences faites aux femmes (création de centres d’accueil publics, éducation antisexiste).

  • Nous voulons des moyens réels pour lutter contre les LGBTIphobies. Nous voulons la PMA vraiment pour toutes et tous.

  • Nous voulons un revenu minimum de 1800€ net par mois pour toutes et tous. La retraite à 60 ans et 37,5 annuités. Les 32h hebdomadaires payées 35.

  • Nous demandons le désarmement de la police et la dissolution de la BRAV, de la BAC et des polices municipales pour lutter contre l’État policier et l’autonomisation des forces de répression.

A Poitiers comme ailleurs, l’extrême droite et ses idées sont à combattre ! Rendez-vous Samedi 18 décembre 14h30, Place de la mairie.

Le jeudi 23 septembre dernier, à l’occasion d’une journée d’action des personnels de l’éducation, trois militants la CNT-SO étaient sévèrement agressés au cœur de la manifestation. Cette attaque ciblée, sans motifs légitimes et identifiés, s’inscrit dans un contexte, local et national, qu’il n’est pas inutile de rappeler.

Dans le département de la Vienne, au moins deux évènements récents viennent témoigner de la récurrence de ces tentatives d’intimidation :

• En mai 2021, la façade des locaux du PCF de la Vienne est la cible de tags fascistes.

• En juin 2021, les locaux du Planning familial sont dégradés (autocollants anti-avortement recouvrant toutes les fenêtres).

Dans toutes les villes, les attaques fascistes se multiplient :

• A Lyon, des militant.es antifascistes sont régulièrement agressé.es et les locaux de diverses organisations dégradés.

• A Angers, en mai dernier, des membres de L’Alvarium (association fasciste) passent à tabac sept personnes en pleine rue pour un autocollant.

• A Nantes, en juillet, le directeur de campagne et numéro 2 de la liste nantaise du Rassemblement national (RN) aux municipales 2020 se vante sur les réseaux sociaux d’avoir tabassé des militants antifascistes en marge d’une manifestation.

• A Tours, le 20 août, ce sont des membres des tours et des lys qui ont traqué puis agressé des militants de gauche dans le cortège anti-pass, qui seront frappés par terre pour certains.

• A Paris, le 23 novembre, deux militants de SUD-Rail sont tabassés à la terrasse d’un bar parce que l’un d’eux porte un sweat anti-fasciste.

• A Paris le 20 novembre, des dizaines de fascistes armés de bâtons et de ceinture agressent le cortège féministe qui marchait contre les violences faites aux femmes.

Une simple revue de presse mensuelle montre une croissance continue de ces phénomènes, sans que cela n’émeuve les pouvoirs publics ! Selon les analyses de Rapports de force, les violences d’extrême droite ont doublé cet été.

Ce mois d’octobre a été un record avec 14 cas de violences enregistrées.

Cette violence répétée se double de répression légalisée s’exerçant contre les manifestants et les syndicalistes, inquiétant de nombreuses ONG et institutions internationales. Nous redoutons que ces violences s’intensifient dans les prochains mois, légitimés par une campagne où les idées racistes xénophobes et anti-démocratiques dominent les thèmes des débats.

Ces attaques ne constituent pas, hélas, des épiphénomènes locaux !

La relative indifférence dans laquelle celles-ci sont menées, y compris dans la Vienne, ne peut qu’accroître la crainte des militant.es à exposer leurs revendications et leurs valeurs.

Il n’est pas possible d’en rester à l’énumération et à l’addition délétère de ces phénomènes !

Aussi, il est urgent d’agir pour montrer que ces intimidations n’ont aucune prise sur notre détermination.

C’est pourquoi, nous vous invitons à exprimer votre détermination à militer pour davantage de droits, de liberté et d’égalité partout où ces combats seront encore nécessaires !