Boite à outils

Front National & Ecologie [Partie 1/2]

le 12 février 2017, par NPA

Nous publions dans notre rubrique « Boite à outils » ce document élaboré par la commission antifascistes et la commission écologie du NPA. Il ne s’agit pas d’un article classique, mais plutôt d’un support pour la formation militante ou pour introduire une discussion. Il nous semble cependant pertinent de le diffuser.
L’idée est de permettre de comprendre ce dont parle le FN quand il aborde d’écologie, notre conception de l’écologie n’y est pas vraiment abordée, pour celà, nous vous conseillons la brochure « Quelle écologie, quel socialisme, quelle transition »


Le FN est-il « vraiment » écologiste ?

Ne pas céder à la tentation de l’explication par la démagogie. Le FN ne repeint pas son programme en vert (pas plus que les autres partis politiques). Il est confronté à la question des ressources, des pollutions... comme tout le monde : l’avenir est incertain, troublé, dangereux, aussi du fait des crises environnementales. En 2017, un gouvernement ne peut pas ne pas prendre en compte cette dimension, y compris un « gouvernement FN ». Le fait de ne pas éluder les crises écologiques, c’est déjà commencer à y apporter une réponse. Le FN répond à ces enjeux avec ses deux revendications phares, qui justifient tout le reste : la« priorité nationale » (ex-« préférence nationale ») et le « protectionnisme intelligent ».

Il est certes important de pointer les contradictions du FN (dans le temps, entre militants, selon les situations locales...). Attention cependant au petit jeu des mots manquants. Le FN est capable de faire évoluer très vite son discours et ses expressions. Traiter l’écologie au FN comme une « mascarade » empêche d’analyser comment cette extrême-droite est capable, aussi, de se saisir de ces questions. Cela empêche aussi de considérer les éléments non discutables de son discours (sur le productivisme agricole essentiellement).

Inutile de se chamailler sur les mots : il est vain de savoir si le FN est ou n’est pas « écologiste ». En revanche, il est nécessaire de savoir et comprendre comment il dit l’être. C’est l’objet de ce topo. Le FN ne gagnera pas son électorat sur les questions écologistes. Le FN sème des illusions avec ses solutions xénophobes et nationalistes comme réponses aux questions sociales et économiques. Mais les travailleuses et les travailleurs, déjà plus ou moins sensibles à son discours, attendent aussi des réponses aux questions écologistes. C’est une autre illusion à détruire.

L’écologie peut-elle être un enjeu dans la campagne du FN aux présidentielles ?

Le FN est capable de parler d’autres choses que d’immigration et de sécurité, d’autant que ses idées en la matière sont déjà largement diffusées. Face à la gauche qui intègre la dimension écologiste et environnementale (elle est présente dans les discours de Hamon, Mélenchon, évidemment Jadot), le FN peut avoir la volonté de mettre en avant son « écologie patriote » pour se distinguer.

D’ailleurs, la première conférence présidentielle de Marine Le Pen (MLP) avait pour thème « La France Durable » (le 26 janvier, elle est passée inaperçue dans l’avant-second tour de la primaire de gauche). Dans ce discours, MLP reprend des thématiques classiques au FN. Mais pas que... MLP emploie le terme « d’anthropocène » et évoque même la possibilité d’un effondrement. Elle parle à plusieurs reprises des « bien communs » (9 fois en 40 minutes). Elle cite France Nature Environnement, donne en exemple Levi-Strauss, Aimé Césaire, Sedar Senghor, Théodore Monod et Jean Malaurie.

Un « protectionnisme vert intelligent » pour assurer quelle transition énergétique ?

Depuis décembre 2014, l’écologie du FN est prise en charge par un collectif spécifique du Rassemblement Bleu Marine, « Nouvelle Ecologie ». Étonnamment, il ne s’est pas saisi pas du discours sur « La France Durable », comme s’il n’avait pas été associé. En fait, ce collectif, assez peu dynamique depuis sa convention de décembre 2016, développe une approche environnementaliste.

Le Collectif Nouvelle Ecologie ne donne pas d’explications, ni philosophiques, ni politiques, à l’origine de la crise des relations entre l’humanité et le reste de la nature. Il fonctionne comme une boîte à idées axées sur la bonne gestion des ressources en vue d’une alimentation saine et d’une autonomie énergétique (cf. la citation reprise d’Henry Kissinger : « on tient les Etats par l’énergie et les peuples par l’alimentation »).

Plus que la question du climat, c’est l’indépendance énergétique qui préoccupe le FN. Dans sa « transition énergétique », le nucléaire joue un rôle majeur, avec un service public (« EDF 100 % public ») conçu comme un moyen de « rendre plus sures » les centrales.

L’écologie à l’extrême-droite : succinct tour d’horizon

Qui se saisit de la question écologiste à l’ED ?

  • La mouvance nationaliste-révolutionnaire : « écologie intégrale », « organique » d’inspiration Nouvelle Droite, décroissance et paganisme, avec une vision positive des ZADistes de NDDL (même si un peu trop crasseux) ;
  • Egalité & Réconciliation : retour à la terre (qui ne ment pas), survivalisme et permaculture ;
  • L’Action Française : écologie royale (le développement durable a été inventé par la monarchie dynastique) ;
  • Les catholiques (tradi et intégristes) : « écologie humaine », respecter la famille, Dieu et la Création ; notamment dans le sillage de la Manif pour tous (Tugdual Derville ou la revue LIMITE)

Les conceptions écologistes qui en découlent peuvent avoir des traits communs mais correspondent aussi aux différences idéologiques : ce qu’on peut rassembler sous le terme « d’extrême-droite » n’est pas homogène. On peut trouver au FN un peu de tout ça.

Lorsque l’ED se saisit de l’écologie, sa « sensibilité » met en avant :

  • Le retour à un passé mythique, comme réponses aux crises ;
  1. le progressisme et le modernisme sont destructeurs ;
  2. retrouver le territoire enraciné et la patrie charnelle auprès :
    - des sociétés traditionnelles et des communautés organiques, homogènes ;
    - de la vie paysanne, à la campagne, non corrompue par une ville cosmopolite.
  • La biologisation du social ;
  1. Parallèle entre les sociétés humaines et les écosystèmes (biotopes+biocénoses) :
    - L’immigration est abordée comme les modifications de distribution des espèces animales et végétales (cf. notion « d’espèces invasives », « espèces exogènes », etc.).
  2. Essentialisation des rapports hommes-femmes ;
  3. Rapport à « la vie » (cf. opposition à la contraception-IVG…).
  • Certains éléments communs avec les milieux écologistes :
  1. La critique de l’utilitarisme, du « matérialisme », de la modernité ;
    - En parallèle avec le retour au passé mythique ;
  2. Le rapport à la vie et sa protection ;
    - En parallèle avec la biologisation du social
  3. Le « ni droite, ni gauche »
  4. Mais attention aux raccourcis.
  • A contrario, défiance vis-à-vis des « écolos »
  1. suspectés d’être mondialistes et pro-immigration ;
  2. ou jugés trop « profonds », trop « païens » ;
  3. qui confisquent toujours le terme, alors que la « vraie » écologie...

JMLP, février 2007 :

« Le matérialisme effréné qui inspire depuis des décennies la politique gouvernementale a détruit cette harmonie. Ceux qui se réclament aujourd’hui de l’écologie n’ont pas arrêté ce phénomène, car ils utilisent le mot pour recycler trois idéologies particulièrement toxiques : le communisme, le mondialisme et le nihilisme. Seule une écologie authentique, fondée sur le respect de l’ordre naturel, le bon sens et la confiance dans le génie humain, peut concilier la sauvegarde de notre environnement avec le développement de notre nation.
Une autre idéologie anime les partis politiques écologistes, partout en Europe. Cette idéologie, née en 1972 avec les thèses du Club de Rome préconise, pour sauver la planète de la surpopulation et de la surproduction, l’arrêt de la croissance. Elle considère que l’humanité constituant une espèce dangereuse pour l’environnement, il faut en réduire les activités et la population. « La nature est bonne, l’homme est mauvais ». Tel est le credo de cette religion de la Terre, appelée Gaïa. Cette idéologie, d’apparence bucolique, est en réalité plus criminelle que celles qui ont ensanglanté le siècle dernier, puisque sa mise en œuvre impliquerait la mort de milliards d’hommes. Comme cela a d’ailleurs été le cas au Cambodge où des millions d’hommes ont été tués par les communistes pour revenir à l’ère préindustrielle. »

Texte fondateur du Collectif Nouvelle Ecologie (décembre 2014) :

« Une formation comme Europe Ecologie Les Verts capte la parole écologiste, en faisant de l’écologie un projet idéologique mais sans jamais réfléchir à la faisabilité économique et sociale de ses propositions dans le contexte de la mondialisation. »

L’écologie du FN

Les paysages et le patrimoine

La perception de l’environnement se fait d’abord par les paysages, façonnés par le passé : c’est un héritage. Cette France est forcément aimable (car c’est la France, charnelle) mais elle est menacée voire défigurée. L’écologie, c’est préserver ce patrimoine et cela passe avant tout et quasi-exclusivement par l’échelle nationale.

JMLP, février 2007 :

« Patriotes, nous voulons sauvegarder le patrimoine de la France qui s’incarne dans un peuple et dans une civilisation, mais aussi dans un terroir, avec ses paysages, sa faune et sa flore. L’écologie, qui est la défense de l’harmonie entre la nature et l’activité humaine, est une valeur traditionnelle, au bon sens du terme, exigeant le respect des paysages, le respect des animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiques, de travail, de boucherie ou de compagnie, le respect des dons de la nature que sont l’air, l’eau, le ciel, la terre et la mer, le respect de l’ordre naturel. Cette harmonie, la France l’avait atteinte, grâce bien sûr à la beauté et à la diversité de ses paysages, mais aussi grâce au travail de nos ancêtres paysans qui, pour se nourrir et nourrir leurs contemporains, ont défriché des millions d’hectares de forêts, planté ailleurs des centaines de milliers d’arbres, conquis sur la mer des milliers de kilomètres carrés, drainé des milliers de marais insalubres, épierré nos coteaux, amendé les terres... La plupart des sites que nous admirons, comme le marais poitevin ou les Landes, sont le produit de ce travail humain sur la nature. »

Programme 2012 du FN, « l’écologie au cœur du développement » :

« La préservation de la flore, de la faune et des paysages constitue un objectif au cœur de la vision de l’homme que nous défendons, c’est-à-dire un homme vivant en harmonie avec son environnement, maîtrisant les conséquences de son action sur la planète et sur son lieu de vie, respectant le patrimoine légué à travers les âges et tenant compte de la souffrance animale.
Le respect des lois de la nature et la maîtrise du développement économique, agricole et industriel de la France participent par ailleurs de la défense de l’identité nationale et de la qualité de vie de nos concitoyens. »

MLP, janvier 2017 (discours sur « la France Durable ») :

« J’aime la France, pas de manière abstraite, avec les sens comme avec le cœur. La France, ce n’est pas une idée, c’est une réalité vivante d’hommes et de femmes, de terres et de mer, d’arbres et d’oiseaux, de fleuves et de forêts, de saveurs et de mots. J’aime tout de la France : des collines du Perche aux coteaux vignerons de la Bourgogne, aux dentelles de Montmirail aux calanques de Cassis, des granites de Bretagne et des volcans de la Réunion, aux gorges de la Lozère et de l’Aveyron. »

La Nation, cadre propice à l’écologie

Avec ses frontières naturelles, la Nation est un cadre protecteur, et tout s’y joue.

Programme 2002 du FN :

« Dans l’ordre de la nature, La Patrie, cité terrestre des hommes, est à la fois lieu d’enracinement, et cadre des vertus valables, quel que soit le lieu ou les peuples. Elle est l’alternative à l’uniformité réductrice du mondialisme. »

Proposition du Collectif Nouvelle écologie sur la santé et l’alimentation (2014) :

« Notre collectif sait qu’en toute chose, agriculture y compris, la diversité est une nécessité. L’époque le sait aussi, mais en explorant avec cynisme la seule diversité qui vaille pour elle : la diversité culturelle et le métissage forcé des peuples. Patriotes français épris de notre nation comme des Nations du monde, gardons les pieds sur terre. Au-delà de la diversité immense de nos terroirs, de nos coutumes, de nos savoir-faire et de nos arts de vivre, faisons aussi la diversité dans nos assiettes, en protégeant la biodiversité alimentaire. »

Texte fondateur du Collectif Nouvelle écologie (2014) :

« Le Collectif Nouvelle Écologie a pour objectif de proposer des idées fortes, argumentées, réalistes et efficaces dans le domaine de l’écologie. Son rôle sera également de faire le lien entre écologie et économie de façon transversale. De fait, pour créer notre propre modèle de préservation de l’environnement, il faudra faire comprendre cette transversalité aux Français, car rien ne peut se faire sans la protection de nos frontières, sans la souveraineté monétaire nationale, sans lutter contre la concurrence internationale déloyale destructrice du point de vue social et environnemental. Gardons à l’esprit que, loin d’être dépassé, l’État-Nation doit être au cœur de notre démarche et de notre réflexion, lui seul pouvant garantir la protection de notre environnement. »

Pas de remise en cause du capitalisme

C’est la finance mondialisée qui pose problème. Le capitalisme national préservera la patrimoine de la France.

MLP, janvier 2017 :

« Défendre l’excellence nationale contre l’uniformisation du libéralisme mondial, c’est aussi défendre la France contre sa colonisation par l’agrochimie et les capitaux nomades. C’est défendre les jardins et les vergers de France contre des multinationales qui ont déclaré la guerre à la diversité des espèces.
Défendre l’intégrité du territoire et l’indépendance de la France, c’est choisir d’accélérer la transition énergétique, de renforcer nos services publics et de protéger nos biens communs. C’est affirmer un patriotisme industriel qui rende la France indépendante dans les secteurs stratégiques de l’eau, de l’alimentation, de l’énergie, des métaux rares, et la soustraie aux manipulations de ceux qui veulent détenir le monopole des ressources essentielles. »

Mais l’écologie du FN ne va pas jusqu’au « changement de paradigme »

MLP promet pourtant un « changement de paradigme » en matière de santé. Mais en matière d’environnement, ce que le « libéralisme » fait mal, le « protectionnisme » fera bien, sans remise en cause du modèle de développement. Le productivisme n’est évoqué que pour l’agriculture (et il est clairement condamné et refusé, « non aux fermes des 1000 vaches »...).

Ce que « l’écologie patriote » n’aborde pas :

  • Les questions de démocratie sont assez peu reliées aux problèmes écologistes (sauf pour la question du TAFTA et tout ce qui touche à l’UE... mais c’est parce que c’est l’Europe).
  • Pas de réflexion sur l’extractivisme. Le productivisme ne concerne que l’agriculture.
  • Les notions de « sobriété », « économie d’énergie » sont absentes (par exemple, le collectif Nouvelle Ecologie ne s’appuie pas sur le scénario Negawatt)
  • La décroissance (fut-ce de certains secteurs) est refusée ;
  • Rien sur la reconversion (puisqu’il n’y a rien à faire décroitre) ;
  • Aucun lien entre la réduction du temps de travail et ces questions ;
  • Aucune idée d’abandon de « productions inutiles » ;
  1. Publicité ? Les panneaux 4 par 3 en entrée de villes sont certes inesthétiques.
  2. Armement ? Pas touche !
  3. Chimie ? Rien. La « chimie verte » est à peine évoquée (promotion des « éco-matériaux »)
  4. Automobile ? Pas touche, non plus. De toute façon, elle sera « à pile à combustion ».

« L’écologie au cœur du développement » : un tournant pour voir loin

Programme 2012 du FN :

« Du fait de l’aggravation de la crise, les préoccupations des Français sont aujourd’hui d’abord tournées vers le court terme (baisse du pouvoir d’achat, hausse dramatique du chômage, dérive des finances publiques). Pourtant l’écologie, préoccupation de long terme par excellence, compte beaucoup pour nos concitoyens qui s’interrogent sur l’avenir de l’environnement que nous allons laisser à nos enfants. Problématique intimement liée à la régulation de la mondialisation, l’écologie ne peut être déconnectée des grands choix économiques et doit être portée en cohérence avec l’ensemble du projet présidentiel. »

MLP, janvier 2017 :

« En 2016, nous sommes officiellement entrés dans une nouvelle ère, celle de l’anthropocène […]. Ce sont les activités humaines, énergies carbonées, agro-chimie, concentrations urbaines, manipulation du vivant, destruction de la diversité animale et végétale, chimie industrielle et transport... qui déterminent les évolutions de notre planète, du climat à la diversité des espèces, des sols aux océans.
Nous vivons un moment crucial de notre histoire : celui où pour la première fois, nous produisons le monde qui nous entoure, celui où nous, français, comme les autres habitants de la planète, là où ils vivent, devenons pleinement responsables de ces ressources. Elles seront ce que nous en faisons. Jamais dans l’histoire nous avons eu ce pouvoir. Nous sommes plus puissants que la plupart des forces naturelles pour façonner le monde. Jamais aussi notre pouvoir de destruction n’a été aussi grand.
Ce nouvel âge redéfinit la mission du gouvernement et de l’Etat. Une économie qui ne connaît que les chiffres, qui accorde une préférence absolue au présent et compte pour rien le long terme. Une croissance dont la mesure ignore la destruction des ressources et survalorise les flux de biens, de service et d’argent... ne peuvent être juges d’une action politique qui garantisse au français l’essentiel, c’est-à-dire la santé et la sécurité. »

Le « Colbertisme vert » : la question prise en main par la ligne « philippot »

Au fond, le passé mythique du collectif Nouvelle Ecologie ne remonte pas aux communautés paysannes anté-révolution industrielle mais aux 30 Glorieuses.

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La parenthèse Ozon, vite refermée

Passé par les Verts, fondateur de l’association « Nouvelle Ecologie » dans les années 90 (ici le terme « nouveau » fait écho à la « Nouvelle Droite »), directeur de la revue Le Recours aux Forêts. Il anime son association « Maison Commune » (depuis 2007) pour « définir et promouvoir les conditions de la survie culturelle, économique et politique des populations autochtones en France, en Europe et par association et partenariat, dans tous les pays du monde ». Il participe aux Assises des Identitaires (Orange, 2009) et influence leur campagne « localiste ». Nommé au bureau politique du FN (formation et écologie) par MLP en 2011, il est démissionné suite à ses commentaires sur l’affaire Brejvik sur tweeter (« Expliquer le drame d’Oslo : explosion de l’immigration : entre 1970 et 2009 »). Il lancera le mouvement de la REMIGRATION (qui vivote).
Sur sa conception localiste (sur TV liberté) :

« le localisme est complémentaire avec le logiciel souverainiste et protectionniste, c’est un souverainisme profond : une manière d’aborder le souverainisme, non pas du point de vue de l’Etat mais de la population et de permettre aux individus, aux familles, aux communes de se doter des moyens pour satisfaire leurs propres besoins aussi souvent que possible. C’est totalement incompatible avec la centralisation de la production énergétique (impliquée par le nucléaire), avec la libre circulation des biens et des personnes. »

Sa vision écologiste n’aura pas imprégnée en profondeur le FN mais rien n’indique qu’il n’en reste rien. En tout cas la conception localiste du FN est limitée aux frontières nationales (pas question d’Europe des peuples).

Voir le programme 2012 du FN, sur son « nouveau modèle économique de la France » :

« Produire au plus près, retraiter sur place. La relocalisation sur le territoire national des forces de production des entreprises, dans le cadre de la politique de réindustrialisation de la France, permettra une production au plus près des systèmes de distribution et des consommateurs. Associée à une valorisation forte du « achetons français », elle engendrera une baisse considérable des émissions de gaz à effet de serre, via une drastique réduction des circuits de transport au niveau international. »


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